Lettres et Histoire Géographie

Formation 2013 : atelier sur l’objet d’étude "du côté de l’imaginaire"

Mise à jour : 12 avril 2013

« Le merveilleux est toujours beau, il n’y a même que le merveilleux qui soit beau. »

André Breton

Rappelons le préambule du document accompagnant l’objet d’étude de première : du côté de l’imaginaire.

"L’imaginaire est au cœur de toute activité créatrice. Projection d’une idée, d’un engagement, d’un désir ou d’une sensation chez l’artiste qui crée, l’imaginaire s’ancre également dans les références culturelles du public que la création vise. En littérature, l’imaginaire est le produit de la construction d’un individu qui s’inscrit comme sujet dans la connaissance du monde dans lequel il vit. La création littéraire est donc toujours le résultat d’un imaginaire, quel que soit l’enjeu visé."

Le mouvement surréaliste autorise pleinement un magnifique et ambitieux travail sur cet objet littéraire. Inscrire cet objet d’étude dans cette durée permet d’élargir le champ des représentations et de la réflexion des élèves sur la fonction du langage et de l’acte de création. Il s’agit également de mettre en relation une époque avec la production artistique qui lui est attachée en étudiant des extraits d’œuvres patrimoniales et d’essais.

Lecture analytique et écriture libérée de tout carcan autre que celui d’une création débarrassée de tout autre utilité qu’elle-même et par delà les mots, la liberté réaffirmée, sont au cœur même de cet objet où ils doivent trouver toute leur place et toute leur nécessité.

Cette année les formations départementales ont été donc l’occasion de proposer trois approches complémentaires sur un même texte ou sur un même objet, mais aussi évidemment sur un même mouvement, dont les démarches et productions artistiques peuvent surprendre et déstabiliser nombre de nos élèves.

Le mouvement surréaliste a été évoqué par trois professeurs.

Karine Susset, dans l’Aisne, a proposé une analyse textuelle du poème d’Aimé Césaire "le cristal automatique". Cette lecture analytique a ensuite été portée par un micro atelier de lecture à voix haute. L’intertextualité avec un autre poème de Benjamin Péret a été travaillé par cet exercice. de même l’usage rythmique et bégayé de poèmes de Ghérasim Luca revisité.

Nathalie Dautremepuis, dans l’Oise, a présenté un travail réalisé avec ses élèves à partir d’un photomontage-testament publié en 1929 dans le dernier numéro de la revue "révolution surréaliste". Comment passer de la lecture précise d’un texte très court à la rédaction de poèmes créés par les élèves et comment travailler deux aspects de l’imaginaire (objet d’étude et moyen de création unique) avec ceux-ci ? Échanges et débat à partir de cette présentation auront permis d’imaginer nous-mêmes de multiples possibles.

Cécile Lefèvre enfin, dans la Somme, s’est quant à elle intéressée à des activités créatives à partir de l’analyse du même photomontage de Breton : S+7, cadavres exquis, musique et écriture automatique, listes...

Les trois diaporamas de présentation de ces ateliers sont joints à cette rubrique, ainsi que les productions "élèves" des classes de Madame Dautremepuis.

Le site consacré à André breton vient compléter ces productions pédagogiques : http://www.andrebreton.fr/fr/?fa=catalog

On pourrait y ajouter deux ouvrages :

Le catalogue d’exposition : Paris, Musée national d’art moderne - Centre Georges Pompidou, André Breton, la beauté convulsive, 1991.

Le livre album de Raynal Pellicer consacré aux Photomatons (édition La Martinière).

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